Ces hashtags pour bien culpabiliser les autres mamans

On a déjà parlé d’éducation bienveillante. Perso je trouve le concept souvent plein de bon sens mais l’expression utilisée pour le nommer carrément malvenue. Est-il vraiment possible de lire #éducationbienveillante sans se demander si on est un monstre malveillant qui va traumatiser ses enfants parce que de temps en temps on crie ?

C’est loin d’être la seule dans ce cas : à l’heure d’instagram et autres réseaux sociaux, une expression transformée en hashtag peut suffire à dévaloriser. Je voulais vous donner d’autres exemples d’expressions qui à mon avis peuvent s’avérer être bien jugeantes/culpabilisantes/bref : énervantes.

 

  1. #accouchementnaturel

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Techniques pour choisir le prénom de ton enfant

C’est pas évident de choisir un prénom pour son enfant, c’est une grande responsabilité. On connait tous quelqu’un qui dit détester son prénom, j’ai même une tante qui se fait appeler par son second prénom, qu’elle préfère au premier…

Voici quelques techniques pour choisir un prénom et pouvoir le défendre auprès de ton enfant quand il te le renverra à la tronche :

La plus classique, les listes via le guide des prénoms :

Nous l’avions fait pour Martin, et autant si ce prénom est devenu une évidence, il n’était sur aucune de nos listes. Nous étions partis sur Mathias, nous nous sommes décidés pour Martin.

Avantage : On nous propose des prénoms, on a souvent les tendances, la rareté, l’étymologie, les traits de caractère… Tout ces petits détails qu’on aime bien regarder même si on dit qu’ils n’ont pas d’importance. Continuer la lecture de « Techniques pour choisir le prénom de ton enfant »

La chambre d’enfant comme symbole de statut

Mon fils a un « lit maison » et j’ai craqué pour quelques babioles comme ces magnifiques jouets Grimms et une veilleuse nuage que j’avais vus sur Instagram alors forcément quand au début de l’année, j’ai vu passer cet article du Frankfurter Allgemeine qui commençait par expliquer comment avec Internet, les blogs et les réseaux sociaux, la chambre d’enfant est devenue un symbole de statut et je me suis sentie un peu visée.

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Maman (ou pas?) star : Pénélope Bagieu

Si tu n’as jamais entendu parler de Pénélope Bagieu, je suis vraiment désolée mais (c’est pas que je n’aie pas le temps) je ne suis pas là pour te parler de son impressionnante carrière dans la bande dessinée ou de ses engagements. Si je veux te parler de Pénélope Bagieu, c’est pour aborder deux sujets qui ne sont pas si faciles que cela paraît à concilier : maternité et vie privée.

Je vais commencer ma petite histoire il y a bien longtemps: quand Pénélope Bagieu tenait son blog qu’elle avait eu le bon goût d’appeler “Ma vie est tout à fait fascinante”. Ca fait clairement second degré sauf que je fais partie de ceux que sa vie a vraiment fasciné puisque j’ai lu tout ce qu’elle y a publié et qu’elle a laissé un petit trou dans mon internet en arrêtant de le mettre à jour il y a quelques années. Mon côté un peu groupie a fait que même après l’abandon de son blog, l’apparition de son nom a toujours attiré mon attention et que je n’ai pas pu ne pas noter sa présence tout en haut de la liste de signataires d’une pétition contre la culpabilisation des mamans qui n’allaitaient pas leurs enfants au sein. C’était en février 2016, le mois où j’allais moi-même devenir mère. Je me suis dit qu’elle aussi avait dû avoir un enfant et j’ai un peu regretté qu’elle ne partage plus sa vie fascinante. J’étais sûre qu’elle aurait eu pleins d’anecdotes savoureuses à dessiner sur le sujet. Sa vie était tellement fascinante. Continuer la lecture de « Maman (ou pas?) star : Pénélope Bagieu »

Mr G., le temps et l’envie

Pour cette semaine de rentrée, je voulais te raconter une petite histoire qui m’a fait prendre une bonne résolution de septembre. C’est parti !

J’essaye de passer voir mes voisins de paliers régulièrement. Monsieur et Madame G. ont 89 et 92 ans. Il habitent dans l’immeuble depuis qu’il a été construit. Ils y ont élevé leurs enfants. Ils y ont vu grandir leurs petits enfants et ils ont encore quelques jouets qu’ils prêtent à mon fils quand y allons. A chaque fois, Mme G. ferme la porte à clef pour que le petit qu’ils laissent vadrouiller dans leur appartement ne s’échappe pas. Pendant ce temps là, M. G. fait le café avant que nous ne nous installions tous autour de la table où nous finissons toujours par discuter de l’immeuble, du monde, de Berlin, de France, de nos vies.

Au début de l’été M. G. nous a montré les tomates qu’ils avaient fait pousser sur son balcon. Il m’a dit que je devrais en faire pousser, que les enfants adoraient ça. Je lui ai raconté comment le patron de mon mec avait offert des plants de tomates à toute son équipe et comment ceux que nous avions récupéré attendaient désespérément que nous les plantions. Nous n’avions pas encore eu le temps. Là il me répond:

– Vous n’avez pas envie, je comprends. Continuer la lecture de « Mr G., le temps et l’envie »

Dans mon sac de rentrée

Voilà, certains l’attendent avec impatience, d’autres la voient arriver à regret, perso je suis un peu mitigée, mais la voilà elle est là : la rentrée. Reprise du boulot après le congé mat, rentrée chez les moyens et début de la garde partagée. Ce qui est agréable dans la rentrée c’est quand même de préparer son sac, de prévoir sa tenue, de se dire aller on y va! Une nouvelle année nous ouvre les bras!

Mon sac

Un sac de rentrée « light » pour le premier jour : Continuer la lecture de « Dans mon sac de rentrée »

Une semaine sans enfant

Pendant les vacances scolaires de février, nous avons laissé Martin (3 ans et toutes ses dents) chez mes beaux parents pour 5 dodos. Nous laissons régulièrement Martin pour des soirées (la première fois il avait 1 mois et demi), nous l’avons déjà laissé pour des week end, le plus long sans nous a été les 3 dodos de Lisbonne.

Dans le cas de confier son enfant pour une durée plus ou moins longue il n’y a pas trop de règles… C’est vraiment en fonction de chacun et je crois qu’avant ces vacances là, JE n’étais pas prête à le laisser autant. Je crois que j’avais ce sentiment, un peu comme au début de congé mat où tu es celle qui passe 24h/24h (quasiment) avec ton bébé, que tu es la seule à le comprendre et donc à être indispensable, que là avec son parlé encore bébé que nous étions les seuls à le comprendre quand il parle en Martin… Là où on comprenait “tout” en se disant qu’est ce qu’il progresse en langage les gens nous regardaient en attente de la traduction… J’avais l’impression qu’il serait terriblement malheureux d’être incompris, et moi dans la crainte que ses besoins ne soient pas satisfaits si on ne le comprenait pas (alors qu’il ne serait probablement ni mort de faim, ni en manque de câlin!). En attendant d’être prête je n’ai pas culpabilisé de ne pas le laisser…

Alors 5 dodos sans mon fiston ça donne quoi? Continuer la lecture de « Une semaine sans enfant »

Le mode d’emploi imparable pour que ton enfant mange de tout

Un jour, So m’a demandé “Mais pourquoi c’était aussi important pour toi?” et j’ai réalisé que je ne m’étais même pas posé la question. J’avais lu tout ce que j’avais trouvé sur le sujet, fixé des règles afin d’atteindre cet objectif, suivi les principes plus ou moins stricts que je m’étais imposés et, jamais, mais alors jamais, je ne m’étais jamais demandé pourquoi c’était aussi important pour moi que mon enfant mange de tout.

 

C’est qu’à la maison, que ce soit mon mec ou moi, on mange de tout, c’est comme ça. Je ne vais pas te mentir, mais j’ai toujours un peu de mal quand on est avec du monde et que je vois quelqu’un faire le tri dans son assiette pour éviter un bout de persil ou un morceau de poivron. La seul saveur que je n’aime pas (l’anisé que je le retrouve dans le fenouil, la réglisse ou le pastis) ne me dégoûte pas assez pour que je fasse l’affront à quelqu’un qui a cuisiné pour moi de rechigner à manger ce qu’il m’a fait, alors vraiment, je ne peux pas comprendre, je suis désolée. Je veux bien que certains se refusent de manger un aliment parce qu’ils sont allergiques ou pour des raisons éthiques (j’ai un cœur tu vois) mais dans tout le reste des cas je pense souvent “gâchis-gâchis-gâchis” et j’ai beaucoup de mal à faire preuve d’empathie. Je ne me voyais pas passer 3 repas par jour à être agacée par mon fils pendant les 18 prochaines années. C’était une évidence, je voulais qu’il mange de tout Continuer la lecture de « Le mode d’emploi imparable pour que ton enfant mange de tout »

Maman Blogueuse : Aude Nozenfantschéris

Quand j’ai découvert le blog d’Aude, je ne saurais pas dire pourquoi, mais j’ai tout de suite accroché à sa personnalité, sa façon d’écrire, puis plus tard sur instagram, sa façon d’être et ses pastilles du quotidien. Elle est maman, elle a un blog maman, mais elle y parle de tellement d’autres choses, travail, carrière, sortie, vacances, émotions, shopping, sport… en fait un peu tout ce qui l’a touche direct dans la vie! C’est ce que j’aime chez elle, sa multiplicité et sa sincérité.

La première fois que j’ai lu Aude c’est en 2014; quand future maman je lisais son billet sur sa nounou et la garde partagée. Continuer la lecture de « Maman Blogueuse : Aude Nozenfantschéris »

Mamie à distance

J’ai oublié la fête des grand-mères.

Genre vraiment : c’était le 4 mars et moi j’ai tilté dix jours plus tard.

J’ai envoyé un message à ma mère accompagné d’un emoji qui illustrait mon embarras. Elle m’a répondu avec l’emoji bisou, celui avec le cœur, c’est cool ça veut dire qu’elle ne m’en veut pas. C’est pas ma faute : j’habite en Allemagne, il n’y a pas de fête des grand-mères ici. Je ne peux pas compter sur les fleuristes pour me rappeler l’occasion. Pas besoin de culpabiliser mais ça a fait ressurgir un sujet auquel je n’avais pas pensé depuis des semaines : la distance que j’avais mise entre cette mamie et son petit fils.

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