Mr G., le temps et l’envie

Pour cette semaine de rentrée, je voulais te raconter une petite histoire qui m’a fait prendre une bonne résolution de septembre. C’est parti !

J’essaye de passer voir mes voisins de paliers régulièrement. Monsieur et Madame G. ont 89 et 92 ans. Il habitent dans l’immeuble depuis qu’il a été construit. Ils y ont élevé leurs enfants. Ils y ont vu grandir leurs petits enfants et ils ont encore quelques jouets qu’ils prêtent à mon fils quand y allons. A chaque fois, Mme G. ferme la porte à clef pour que le petit qu’ils laissent vadrouiller dans leur appartement ne s’échappe pas. Pendant ce temps là, M. G. fait le café avant que nous ne nous installions tous autour de la table où nous finissons toujours par discuter de l’immeuble, du monde, de Berlin, de France, de nos vies.

Au début de l’été M. G. nous a montré les tomates qu’ils avaient fait pousser sur son balcon. Il m’a dit que je devrais en faire pousser, que les enfants adoraient ça. Je lui ai raconté comment le patron de mon mec avait offert des plants de tomates à toute son équipe et comment ceux que nous avions récupéré attendaient désespérément que nous les plantions. Nous n’avions pas encore eu le temps. Là il me répond:

– Vous n’avez pas envie, je comprends. Continuer la lecture de « Mr G., le temps et l’envie »

Dans mon sac de rentrée

Voilà, certains l’attendent avec impatience, d’autres la voient arriver à regret, perso je suis un peu mitigée, mais la voilà elle est là : la rentrée. Reprise du boulot après le congé mat, rentrée chez les moyens et début de la garde partagée. Ce qui est agréable dans la rentrée c’est quand même de préparer son sac, de prévoir sa tenue, de se dire aller on y va! Une nouvelle année nous ouvre les bras!

Mon sac

Un sac de rentrée « light » pour le premier jour : Continuer la lecture de « Dans mon sac de rentrée »

Une semaine sans enfant

Pendant les vacances scolaires de février, nous avons laissé Martin (3 ans et toutes ses dents) chez mes beaux parents pour 5 dodos. Nous laissons régulièrement Martin pour des soirées (la première fois il avait 1 mois et demi), nous l’avons déjà laissé pour des week end, le plus long sans nous a été les 3 dodos de Lisbonne.

Dans le cas de confier son enfant pour une durée plus ou moins longue il n’y a pas trop de règles… C’est vraiment en fonction de chacun et je crois qu’avant ces vacances là, JE n’étais pas prête à le laisser autant. Je crois que j’avais ce sentiment, un peu comme au début de congé mat où tu es celle qui passe 24h/24h (quasiment) avec ton bébé, que tu es la seule à le comprendre et donc à être indispensable, que là avec son parlé encore bébé que nous étions les seuls à le comprendre quand il parle en Martin… Là où on comprenait “tout” en se disant qu’est ce qu’il progresse en langage les gens nous regardaient en attente de la traduction… J’avais l’impression qu’il serait terriblement malheureux d’être incompris, et moi dans la crainte que ses besoins ne soient pas satisfaits si on ne le comprenait pas (alors qu’il ne serait probablement ni mort de faim, ni en manque de câlin!). En attendant d’être prête je n’ai pas culpabilisé de ne pas le laisser…

Alors 5 dodos sans mon fiston ça donne quoi? Continuer la lecture de « Une semaine sans enfant »

Le mode d’emploi imparable pour que ton enfant mange de tout

Un jour, So m’a demandé “Mais pourquoi c’était aussi important pour toi?” et j’ai réalisé que je ne m’étais même pas posé la question. J’avais lu tout ce que j’avais trouvé sur le sujet, fixé des règles afin d’atteindre cet objectif, suivi les principes plus ou moins stricts que je m’étais imposés et, jamais, mais alors jamais, je ne m’étais jamais demandé pourquoi c’était aussi important pour moi que mon enfant mange de tout.

 

C’est qu’à la maison, que ce soit mon mec ou moi, on mange de tout, c’est comme ça. Je ne vais pas te mentir, mais j’ai toujours un peu de mal quand on est avec du monde et que je vois quelqu’un faire le tri dans son assiette pour éviter un bout de persil ou un morceau de poivron. La seul saveur que je n’aime pas (l’anisé que je le retrouve dans le fenouil, la réglisse ou le pastis) ne me dégoûte pas assez pour que je fasse l’affront à quelqu’un qui a cuisiné pour moi de rechigner à manger ce qu’il m’a fait, alors vraiment, je ne peux pas comprendre, je suis désolée. Je veux bien que certains se refusent de manger un aliment parce qu’ils sont allergiques ou pour des raisons éthiques (j’ai un cœur tu vois) mais dans tout le reste des cas je pense souvent “gâchis-gâchis-gâchis” et j’ai beaucoup de mal à faire preuve d’empathie. Je ne me voyais pas passer 3 repas par jour à être agacée par mon fils pendant les 18 prochaines années. C’était une évidence, je voulais qu’il mange de tout Continuer la lecture de « Le mode d’emploi imparable pour que ton enfant mange de tout »