Mes poils et moi

Dans les rues de Berlin et sur internet, je vois de plus en plus de nanas qui ne s’épilent pas et je les admire.

J’ai toujours trouvé ça un peu triste que certaines filles n’osent pas sortir de chez elles pas maquillées ou passent leur vie perchées sur des talons de 12 parce que ça leur fait la jambe fine alors que ça leur ruine les pieds. Je veux pas mentir, je me croyais au dessus de tout ça, je pensais que les injonctions faites aux femmes en matière de beauté ça ne me touchait pas mais ça c’était jusqu’à ce que je réalise que me laisser pousser les poils c’était trop pour moi.

Pas que je sois d’avis qu’une fille ça doit forcément avoir les jambes lisses, le bikini échancré qui ne laisse rien dépasser et les dessous de bras doux comme des fesses de bébé. Bien au contraire. A force de discussions et de lectures, je commence lentement à comprendre que les poils sont naturels et que de les arracher, ce n’est pas bon pour nous. Ca nous laisse avec des poils incarnés, ça augmente les risques d’IST, ça plombe notre budget et ça nous force à tout organiser en fonction (attends faut absolument que je m’épile aujourd’hui parce que je vais à la piscine dans 2 jours !). Je ne peux plus nier tout ça mais c’est plus fort que moi : quand je tente de laisser mes poils pousser, je n’y arrive pas.

Depuis l’été 1996 où j’ai supplié ma mère de m’acheter mon premier tube de crème dépilatoire avant de partir en colo à Allevard, j’ai du passer des semaines et au moins un SMIC à raser/épiler/poncer/décolorer/tailler chaque poil qui poussait. Ca a dû formater mon cerveau qui cherche certainement à justifier tous ses efforts en criant “ALERTE C’EST MOCHE !” dès que mon épiderme se remet à piquer. Un peu comme je suis maintenant convaincue que les soutifs sont inconfortables (quand ce n’est pas néfaste) mais comme j’en ressors un dès que les vêtements que je porte risquent de laisser voir mes tétons…. J’aimerais tellement être cette meuf qui ne n’en n’a rien à faire mais je n’en suis pas encore là.

Bref, je continue à m’amuser à laisser pousser pour tester combien de temps je vais mettre à craquer mais je songe sérieusement à m’acheter un gadget comme celui-là pour régler la question de manière un peu plus durable….  Pour ne pas changer, je reste pleine de contradictions …Et toi tu en es où avec tes poils ?

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2 réflexions sur « Mes poils et moi »

  1. Alors moi très sincèrement j ai très peu de poils, un mari pas dérangé par eux et je les assume. Je vais chaque samedi aux bébés nageurs et entre parents on est tous plus ou moins pareillement poilu-e-s. Cela dit, au niveau du maillot il arrive toujours un moment ou ca me dérange MOI. Moi sincèrement, personne d autre. Je ne me sens pas nette, pas propre. Peut etre une habitude… Les jambes ou les dessous de bras, je ne les épile qu en été, peut etre par convention c est vrai mais vu que ce n est qu une a deux fois par an (je fais au sucre et ca met un bon mois à repousser), ca va je ne le vis pas comme une contrainte qui pèse sur moi, plutot un geste beauté.

    1. Tu en as de la chance, moi je suis plutôt velue! C’ets bien toute la question je crois de savoir si c’est une habitude, une contrainte, une convention, un geste beauté (et donc plaisir ?) ou quelque chose qu’on fait pour se sentir propre/nette …. En tout cas plus j’y penses plus je suis bien contente de ne pas avoir de fille pour ne pas avoir à transmettre ce genre de considération 🙂

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