J’avoue : j’ai essayé « l’éducation bienveillante »

Je sais que je ne suis pas la seule, que ça a été un sujet un peu phare à un moment de la blogomum. Ça fait un moment que ça me trotte (demandez aux gens qui me connaissent en real life), et j’ai à mon tour envie de vous parler d’éducation positive!

J’ai arrêté de lire des livres dit de parenting parce que je vous avoue que ça devenait trop pour moi. J’ai l’impression que sous le prétexte de nous faire devenir des parents bienveillants on peut facilement nous faire tomber dans la dépréciation de soi et en oublier l’essentiel. On fait du mieux qu’on peut, et il faut parfois savoir se préserver n’en déplaise à certains. J’en suis complétement convaincue il faut considérer les enfants comme des personnes avec des avis et des capacités, mais j’avais de plus en plus l’impression de devenir une sous merde plus j’essayais de devenir “bienveillante”.

La majorité des livres de parenting sont des livres de recette,au final comme s’il y avait une seule manière de faire, un seul type de situation et surtout une seule solution. Or non.

J’attends le commentaire (même pas peur!) qui me contredira en disant que les enfants sont une science exacte et prévisible.

J’essaye de passer un maximum de bons moments avec mon enfant et de transmettre tant bien que mal mes valeurs, sauf que parfois ce n’est pas facile, ça ne fonctionne pas comme je le voudrais… La vie n’est pas aussi belle que dans la pub ricoré, alors que ça a l’air super simple quand ça dérape chez les parents bienveillants..Réglé en 2 sourires et 3 encouragements…

C’est comme ça que je me suis retrouvée à acheter les livres recettes sur l’éducation bienveillante, lire des blogs, à appliquer la recette. Parfois ça fonctionnait, parfois pas. Et quand ça ne fonctionnait pas j’étais désemparée.

“Martin après le repas on va se laver les dents – Non

Mais si mon chéri c’est très important de se laver les dents – Non

Si parce qu’après on a des bobos aux dents, des caries et le méchant tartre – NON”

Donc en fait je fais quoi là… J’ai prévenu en amont, j’ai parlé gentillement, j’ai expliqué…

Je le laisse ne pas se laver les dents et décider de tout pour être à l’écoute de ses désirs et de ses envies? Je sais bien que ce n’est pas ça que prône ces livres dans le fond, entendons nous… Je dis juste que souvent ils partent du principe qu’en 2 phrases l’affaire est réglée, l’enfant a entendu raison parce que vous avez été calme, patient et attentif.

Un soir, j’ai laissé tomber les recettes magiques, je me suis rappelé qu’un enfant a une phase d’opposition, qu’il se construit aussi dans la frustration. Que oui ce soir j’allais devoir ruser… Comme je l’avais déjà fait en lui proposant que ce soit le jouet de son choix qui lui brosse (les dents), ou en lui faisant un emploi du temps du soir avec tous les temps forts. Ça fonctionne un temps, puis plus, puis à nouveau. Et il faut trouver autre chose.  

Et que si ça ne fonctionne pas je lui rappellerai que ce n’est pas lui qui décide et que certaines choses sont obligatoires pour être en bonne santé.

Ce qui peut être dangereux avec ce genre de bouquin c’est que, je trouve, ils sont plein d’injonctions… Des “il faut”, “vous devez”, “si vous”… “Faites comme ci, faites comme ça, ça marchera, les 3 règles d’or pour se faire obéir sans crier”…et sinon 100 balles et un mars…  Vous pensez vraiment qu’on va gober ça? (en fait oui on a très envie de le gober parce que la vie serait plus simple (mais un peu plus ennuyeuse aussi non?))

J’essaye de moins m’en vouloir quand parfois je finis par hurler, et avant d’être une maman positive, bienveillante ou je ne sais quelle étiquette… je vais déjà être la maman la plus proche de celle que j’ai envie d’être.

Un jour on m’a dit si tu te pose la question de savoir si tu es une bonne mère ou comment le devenir c’est sans doute que tu l’es déjà. Ça m’a aidée.

À lire aussi

Cliquez, Partagez

3 réflexions sur « J’avoue : j’ai essayé « l’éducation bienveillante » »

  1. Je trouve que tu as bien raison : il faut parfois savoir prendre la distance avec ce genre de livres, qui tombent parfois dans l’excès inverse, à coup de « il faut » et cie.
    Ne pas oublier qu’être un parent bienveillant, ça veut aussi dire être bienveillant envers soi-même….!
    Courage, moi aussi j’essaie tous les jours d’être au plus proche de cette maman que j’ai envie d’être, et c’est le plus important !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *