Mon flexitarisme et le bouillon de poulet

Après 7 ans de quasi-végétarisme (en gros, je n’ai jamais fait attention à la présure dans les fromages), le jamon iberico et les rillettes ont eu raison de ma bonne/faible volonté. Aujourd’hui, je consomme donc de tout : la plupart de mes recettes habituelles sont toujours quasi végétariennes (je suis toujours une mauvaise élève sur le fromage si tu veux tout savoir mais je me soigne), j’essaye même de temps à autre de trouver des alternatives véganes mais quand j’ai envie de viande, je ne me prive plus comme je l’ai fait à une époque. Je fais par contre attention à ce que j’achète et je préfère généralement manger des produits d’origine animale moins souvent mais les choisir de la meilleure qualité possible : attention, je vais lâcher le mot, je suis devenue ce qu’on peut appeler une flexitarienne.

Je n’achète donc pas de la viande tous les quatre matins mais quand je le fais, je prends souvent du bio-local-élevé-au-grain-en-plein-air-qui-coûte-un-rein chez le boucher. Pourquoi je fais ça ? Pas juste parce que c’est généralement meilleur au goût (pourtant c’est le cas), ni parce que c’est meilleur pour la santé (bien que la viande et les produits laitiers soient plus chargés en saletés/pesticides/antibiotiques que les légumes), pas non plus pour les animaux (Ils ont certes une meilleure vie mais elle se termine au final pareil et puis je ne me fais aucune illusion sur les poussins mâles ou sur les veaux bio), et hélas pas vraiment pour la planète (je suis toujours bien trop cynique pour cela). En fait un peu pour tout ça peut-être mais honnêtement, principalement pour moi : c’est un peu comme si je pouvais m’acheter une bonne conscience.

Adieu donc les blancs de poulet sous vide du supermarché. Et quand je vois le prix des différents morceaux chez le boucher, j’ai vite fait de réaliser que je m’en sors mieux en achetant un poulet entier, en le découpant moi même et en utilisant tous les morceaux. Les ailes chez nous vont systématiquement au congélo – quand on en a plein on se fait des wings et les autres morceaux dépiautés font en fait de l’ombre aux blancs. Ma bonne conscience est ravie d’avoir ainsi l’impression de faire honneur à tout l’animal qu’elle va manger donc avec la carcasse je me fais une joie de préparer un bouillon de poulet. C’est vraiment pas compliqué, ça se congèle merveilleusement bien dans des petits pots et c’est génial pour faire des soupes ou des risottos.

Le bouillon de poulet donc (adapté d’une recette trouvée sur marmiton):

  • Dans une grande marmite, verse un peu d’huile, ta carcasse, une ou deux pommes de terre, une ou deux carottes, un ou deux oignons, un peu de poireau un peu de céleri (selon ce que t’as sous la main en fait, si il manque un truc c’est pas grave du tout).
  • Fais revenir à feu vif 10 min en remuant.
  • Ajoute 3l d’eau, des herbes (du persil, du laurier ou ce que tu as sous la main), du sel, du poivre
  • Baisse le feu et laisse mijoter 2 heures ou plus en écumant la mousse en surface de temps en temps.
  • Passe au chinois puis mettre le fond au frigo quelques heures.
  • Retire ensuite la pellicule de gras formée en surface.

Voilà, c’est tout …et toi ? Quel est ton rapport à la barbaque ? Et de quoi remplis-tu ton congélo ?


Cliquez, Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *