Lundi confessions : les méthodes garçon/fille

Je dois t’avouer toute la vérité, je faisais partie de celles qui, pour des raisons dont je ne suis pas particulièrement fière, voulaient absolument une fille. Il a fallu de longues discussions, pas mal de lectures sur le sujet (comme par exemple ici ou – merci les blogs) et bien sûr mon merveilleux petit garçon pour me convaincre que cette préférence n’était que le fruit de constructions infondées.

Aujourd’hui donc, si tu veux tout savoir, il ne me reste plus qu’un seul argument … si un jour j’ai une fille, nous avons déjà un prénom. Cela m’a cependant suffit à passer des heures sur internet pour chercher la réponse à la question : y a t’il quelque chose que je puisse faire pour mettre toutes les chances de mon côté ? Comme à priori – par bonheur 🙂 – personne n’a pas accès à mon historique de recherche, je voulais partager ce que j’avais trouvé sur le sujet .

1 – Me servir du calendrier chinois
On trouve sur beaucoup de sites un mystérieux calendrier chinois qui permettrait de prédire le sexe de l’enfant en fonction de la semaine de la fécondation et de l’âge de la mère. Une légende dit que le précieux tableau a été gardé il y a 300 ans par les eunuques d’un palais, une autre affirme affirme qu’il a été retrouvé il y a 700 ans dans une tombe. Pour avoir une fille ou un garçon, il me suffirait de m’en servir pour déterminer quelle semaine forniquer ou non en vue d’avoir un rejeton. Pas trop compliqué à mettre en place donc ! Seuls petits problèmes : apparement personne n’aurait entendu parler du dit calendrier en Chine et son efficacité scientifique est évalué à environ 50% – autant donc tirer à pile ou face.
Niveau de la méthode à l’épreuve de sciences: 2 points de présentation pour le tableau
Difficulté pour moi à la mettre en oeuvre : regarder si il y a des oeufs dans le frigo et me faire cuire un oeuf.

2 – Utiliser la PMA pour faire une sélection
Comme tu n’habites pas dans une cave, tu es au courant que les progrès de la science permettent à celles et ceux qui ont des difficultés à concevoir de se faire assister médicalement. C’est un parcours du combattant que la plupart suivent parce qu’ils ne peuvent faire autrement mais que certains décident d’utiliser pour décider du sexe de leur futur bébé. C’est interdit en France si tu n’as pas une vraie bonne raison de préférer une fille ou un garçon (genre une raison médicale; j’ai regardé : avoir le prénom ne suffit pas) et il me faudrait me rendre dans des contrées lointaines et payer une forte somme : jusqu’à 25000 $ sans compter mes billets d’avions, l’hôtel, les congés payés, et le fait que si ça ne prend pas il n’y a qu’à tout recommencer le mois suivant.
Niveau de la méthode à l’épreuve de sciences : mention imbattable (ou mention Bienvenue à Gattaca, au choix)
Difficulté pour moi à la mettre en oeuvre : aller vendre un bras pour m’acheter un oeuf à l’autre bout du monde puis demander au cuistot d’un resto de me le cuire.

3 – Jouer sur les différences des spermatozoïdes X ou Y
a- question de timing :
Les spermatozoïdes X qui font des filles seraient plus résistants que les spermatozoïdes Y qui eux seraient plus rapides.Pour une fille il faudrait donc ne tenter le coup que quelques jours avant l’ovulation histoire de s’assurer que les Y ne résistent pas à l’attente de l’ovule alors que pour avoir un garçon, il faut justement se limiter à la période après l’ovulation pour qu’ils gagnent la course. Les scientifiques ont bien cherché mais ils n’ont trouvé ni différence physiologique entre les spermatozoïdes X et Y, ni corrélation entre le timing des rapports et le sexe des bébés.
b- question de PH :
J’ai aussi lu que les spermatozoïdes X préféreraient évoluer dans un PH acide alors que les spermatozoïdes garçons préféreraient eux un PH basique. Un régime strict à commencer au moins 3 mois avant la fécondation me permettrait d’atteindre le PH optimal. Pour avoir une fille, je devrais faire, entre autres, une croix sur le fromage, la charcuterie, le café, et le chocolat, les boissons alcoolisées, le sel … (le régime pour avoir un garçon semble bien moins contraignant). Le suivi par un nutritionniste est fortement conseillé pour éviter les carences mais aucune étude scientifique sérieuse n’a validé l’efficacité de ces privations.
Niveau des méthodes à l’épreuve de sciences:  pourrait peut-être passer … au rattrapage ?
Difficulté pour moi à les mettre en oeuvre : devoir me faire une omelette même quand je n’ai pas envie ou avoir envie d’une omelette et ne pas avoir le droit d’en manger (et surtout sans fromage l’omelette, SANS FROMAGE !)

Au final, il me semble donc bien plus simple de trouver un prénom de garçon ! Et toi est-ce qu’une de ces méthodes t’a convaincue ? Tu t’imagines l’angoisse de se priver de fromage pendant 6 mois si au final ça ne marche pas ?

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