Maman anonyme, ou pas : Adele

Je connaissais pas bien Adele. Ce n’est pas exactement le genre de musique que j’écoute d’habitude mais un jour j’ai lu une interview d’elle où elle parlait maternité et depuis, je lui voue limite un culte. Sur le fait d’être maman, elle a dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « C’est dur, Je pensais que ce serait simple. Tout le monde le fait, p*tain, donc ça doit être simple. Ohhhh, je ne m’attendais pas à ça !”.

Rien que pour ça, on aurait envie de l’applaudir mais au final pas mal de célébrités ont pris la parole sur le baby blues ou sur leurs difficultés avec la maternité. Qu’est-ce qui fait qu’Adèle m’a autant touchée ? Elle aborde des sujets comme sa dépression postpartum mais elle insiste aussi sur l’importance du lien avec d’autres mamans. “Mon copain m’a dit que je devrais parler à d’autres femmes enceintes et j’ai répondu jamais de la vie, je vais pas trainer avec un p*tain de groupe de mamans. Puis sans le réaliser, je me suis mise à graviter vers des femmes enceintes et vers d’autres mères parce que je les trouvais un peu plus patientes. Je parlais aux gens mais je n’écoutais pas vraiment parce que j’étais p*tain de fatiguée. Mes potes sans enfants s’en agaçaient alors que je pouvais avoir des conversations sans queue ni tête avec celles qui avaient des enfants et personne ne se jugeait. Un jour, j’ai dit à une amie ‘je déteste ça, p*tain!’, elle a éclaté en sanglots et répondu ‘je déteste ça moi aussi’ et ça a marché, c’est passé.”

Elle fait un travail d’utilité publique en expliquant que la dépression postpartum peut avoir différents visages: “Ce que j’en savais, c’est que celles qui en souffrent ne veulent pas être avec leur enfant, qu’elles ont peur de lui faire mal, qu’elles s’inquiètent de ne pas être à la hauteur. Mais moi, j’étais obnubilée par mon fils. J’avais l’impression d’être nulle, je pensais avoir pris la pire décision de ma vie”. Et comme si ce n’était pas assez, elle ouvre les yeux sur le courage de ceux qui ne veulent pas d’enfants alors que c’est ce que la société attend des adultes.

Elle admet que aussi même si elle aime son fils plus que tout, dès qu’elle a une minute de libre, elle rêve de pouvoir faire ce qu’elle veut quand elle veut puis elle avoue ressentir une certaine culpabilité quand elle est en tournée.  Elle ne cache pas qu’elle ne se voit pas faire un deuxième enfant et elle envoie paître ceux qui mettent la pression aux mères sur l’allaitement. Dans un langage toujours fleuri, elle se vante presque d’avoir écumé “tous les p*tain de parcs, de supermarchés et de magasins” et quand elle parle de son fils, elle me mettrait presque la larme à l’oeil: “Je suis si fière de moi de l’avoir fabriqué dans mon ventre… J’ai tellement hâte de savoir qui seront ses meilleurs amis, qui sera sa petite copine ou son petit copain et quels films il aimera. Quoi qu’il veuille faire ou être, je serai de son côté; quoi qu’il arrive.”
Bref Adele, je sais pas toi, mais moi je la kiffe et je vais même réecouter ses cds.

Cliquez, Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *