La chambre d’enfant comme symbole de statut

Mon fils a un « lit maison » et j’ai craqué pour quelques babioles comme ces magnifiques jouets Grimms et une veilleuse nuage que j’avais vus sur Instagram alors forcément quand au début de l’année, j’ai vu passer cet article du Frankfurter Allgemeine qui commençait par expliquer comment avec Internet, les blogs et les réseaux sociaux, la chambre d’enfant est devenue un symbole de statut et je me suis sentie un peu visée.

 

Je pensais lire un article qui concluerait sur le fait que les enfants n’avaient au final besoin que d’un lit pour dormir, de quelques jouets et livres et que les parents qui n’avaient pas décoré la chambre de leur petit selon des préceptes montessoriens avec une esthétique scandi-rétro-chic n’avaient pas pour autant de souci à se faire pour leur développement. Cela n’a pas vraiment été le cas et ça fait maintenant quelques mois que ce texte traîne dans mes brouillons et que j’aimerais bien avoir ton opinion.

Dans cet article, plusieurs spécialistes en décoration de chambres d’enfants sont interrogés et, moi qui m’attendait à un article comme je les aime, un de ceux qui déculpabilisent les parents aujourd’hui en proie à tellement d’injonctions, j’ai été un peu déçue en lisant (entre autres) qu’il faudrait :

  • que l’enfant ait accès à tout et qu’il puisse se déplacer dans sa chambre de façon autonome, que ça fait partie du concept Montessori. (mince Milo ne peut pas monter tout seul sur sa table à langer, une étagère a été mise en hauteur spécifiquement pour qu’il n’y ait pas accès et il ne peut ni ouvrir la fenêtre, ni fermer le rideau …. 4 points en moins direct) Bon il faudrait aussi ne pas oublier de fixer les meubles et de penser à la sécurité  alors je récupère le point qui l’empêche d’ouvrir la fenêtre vu qu’on habite au 5ème (non ?).
  • placer une petite table et une petite chaise ou au moins une boîte pour ranger son matériel de dessin/arts plastiques pour le rendre responsable et indépendant. (Hmm …. Comment te dire qu’après qu’il ait commencé à utiliser son indépendance pour prendre la responsabilité de la décoration des meubles et du canapé avec ses feutres censés lavables mais en fait non, j’ai caché les feutres hors de sa portée ?)

 

  • que l’enfant ait un lieu où il puisse se retirer. Qu’un tipi comme ceux qu’on voit partout en ce moment est parfait mais qu’un cabane en couvertures/ coussins ou une maison en carton font aussi l’affaire (et moi qui comptait sur cette article pour calmer mon envie de tipi-comme-sur-instagram, zut alors !)

 

  • faire attention à l’éclairage, qu’il fallait penser à une lampe de chevet et qu’un éclairage variable était souhaitable (une lampe de chevet c’est bon, on a CHECK mais un éclairage variable, sérieusement ?)

 

  • penser à un tapis (j’allais justement en chercher un sur internet, j’avoue plus pour éviter qu’il ne raye le parquet avec ses petits trains qu’autre chose mais l’attention y est) mais qu’il fallait faire gaffe à ce que les cubes de construction tiennent dessus (donc oui-non on oublie l’achat en ligne)

 

  • se mettre à la place de l’enfant et par exemple se demander dans quelle mesure cela avait du sens d’utiliser de l’écrit en décoration pour un enfant qui ne sait pas lire. (oups oups oups, mais ne peut-on pas dire que ça éveille son goût pour la lecture ? Parce que bon de la déco en mots et en phrase on en a mis au mur et j’ai pas envie de tout refaire)

 

  • savoir qu’à partir de l’école primaire c’était mieux pour les enfants d’avoir leur propre chambre mais que si ce n’était pas possible (hello les citadins), ça pouvait attendre jusque 8-10 ans mais que si ce n’était pas possible, il ne fallait pas se faire de bile, partager sa chambre était la règle dans plein de cultures et  pouvait aussi avoir des avantages (apprendre à respecter l’autre, à faire des compromis, etc.) mais que cela pouvait poser problème si les enfants étaient de sexe différent. (hello on habite dans un F3 sans intention de déménager, on a encore un peu de temps avant d’avoir à se poser la question mais je trouve le message pas très clair là)

Tu en penses quoi toi de tout ça ? Au final plus ça va, et plus je me dis que l’important c’est que ce soit un endroit où nous nous sentons tous bien vu que nous y passons pas mal de temps et que si mon fils n’est pas content de cet aménagement il trouvera bien un moyen de nous le faire savoir. Et toi ? Tu as suivi quelques règles ? Tu t’es laissée avoir par les sirènes des chambres d’enfants à la mode ou tu as fait selon ton intuition ?

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2 réflexions sur « La chambre d’enfant comme symbole de statut »

  1. Ahaha j’avais lu un truc dans le genre, non mais quelle blague … On ne va / peut pas organiser toute la maison en fonction des enfants non plus. La contrainte -et même (attention, gros mot) la frustration !! – fait partie de la vie. C’est peut être pas mal non plus de les y habituer progressivement, non ?! Déjà qu’on ne peut plus leur dire grand chose 😛
    On fait au mieux, mais les injonctions du type « laisser le matériel créatif à portée », OK très bien, si tu me finances la peinture et le ré-ameublement tous les mois, pas de problème !!
    Non mais oh, ça suffit les culpabilisations hein 😉
    Ta conclusion est à mon avis la meilleure, tant que l’on se sent bien et que l’enfant semble s’y plaire, c’est bien l’essentiel !

    1. Oh oui, remboursez moi mon réaménagement ! (et aussi pouvoir faire jouer l’assurance responsabilité civile de son gosse quand il détruit qqc à la maison ce serait pas mal :))

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